Atlantique
Bilinguisme dans l'affichage
Des opposants essuient un échec
Mise à jour le mercredi 8 septembre 2010 à 9 h 58
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L'hôtel de ville de Moncton (à gauche)
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La majorité des conseillers municipaux de Moncton, au Nouveau-Brunswick, a rejeté une proposition qui cherchait à stopper les efforts pour rendre la ville plus bilingue visuellement.
Deux conseillères anglophones ont voulu mettre un terme à toute initiative d'arrêté municipal forçant les commerces à s'afficher dans les deux langues officielles.
La conseillère Kathryn Barnes soutient qu'un tel arrêté diviserait la communauté. Elle dit qu'elle a reçu beaucoup de lettres et de courriels indiquant que ce débat est une perte de temps et d'argent.
La conseillère Paulette Thériault a aussi reçu des courriels véhiculant un message souvent beaucoup plus intimidant. Elle dit qu'elle a l'impression qu'il s'agit d'une campagne nationale contre le bilinguisme. « Je trouve cela très dérangeant », dit-elle.
Le conseiller Stephen Boyce croit que Moncton sera de plus en plus bilingue, mais il doute que ses homologues adoptent un arrêté pour forcer les commerçants à agir. « Il y a des manières de trouver des façons de continuer à encourager le bilinguisme, de le faire d'une manière productive », souligne-t-il.
Les détails à ce sujet seront révélés dans deux semaines par les cadres de la Ville.
Il y avait une trentaine de francophones dans la salle qui ont écouté ce débat. Parmi eux se trouvait Denis Losier, le président-directeur général d'Assomption Vie. Selon lui, la ville est devenue ce qu'elle est aujourd'hui grâce au bilinguisme. Il tolère mal l'idée que certaines personnes essaient encore d'arrêter toute démarche vers davantage de bilinguisme.