Atlantique
Sclérose en plaques
Des appuis à un traitement controversé
Mise à jour le jeudi 2 septembre 2010 à 10 h 49
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Photo: Centre hospitalier universitaire de Dijon
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Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador se range derrière celui de la Saskatchewan et accorde son appui à un traitement controversé d'un médecin italien contre la sclérose en plaques, même si le traitement en question est rejeté par les autorités fédérales en matière de santé.
Les Instituts de recherche en santé du Canada ainsi que la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, exigent en effet des recherches plus poussées avant de donner leur aval aux essais cliniques concernant le traitement controversé du Dr Paolo Zamboni contre la sclérose en plaques.
La théorie du Dr Zamboni
Le traitement controversé en question se fonde sur une théorie voulant que la torsion de certains vaisseaux sanguins soit responsable du développement de la maladie. La maladie décrite jusqu'à maintenant comme neurologique et auto-immune serait en fait une perturbation de la circulation sanguine caractérisée par une incapacité du système veineux à drainer efficacement le sang du système nerveux central. Ainsi, en procédant à la dilatation des veines à l'aide d'un cathéter, il serait possible de soulager les personnes qui en sont atteintes.
À Terre-Neuve-et-Labrador, on voit cependant les choses différemment. « Ça ne change pas ma position. Si les autres provinces sont prêtes à financer un programme national d'essais cliniques, alors nous serions prêts à payer notre juste part comme province », dit le ministre terre-neuvien de la Santé, Jerome Kennedy.
De son côté, la Société canadienne de la sclérose en plaques est en désaccord avec le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et croit qu'il faut attendre.
Le représentant provincial de l'organisme, Ted Warren, a jugé que c'était une raison suffisante pour remettre sa démission. Ce dernier, qui est atteint de la maladie, estime que s'il est possible d'offrir un peu d'espoir aux patients, il faut le faire.
Le fait que le traitement proposé par le Dr Zamboni manque de preuves scientifiques n'a pas empêché de nombreuses personnes atteintes de la sclérose en plaques de se rendre à l'étranger pour recevoir le traitement.
Le ministre terre-neuvien de la Santé a l'intention d'aborder le sujet le mois prochain, à Saint-Jean, dans le cadre de la réunion des ministres provinciaux de la Santé.