Cigarettes de contrebande (archives).
Une étude de l'Association canadienne des dépanneurs en alimentation démontre qu'un grand nombre de cigarettes consommées en Atlantique sont de source illégale.
Une étude de l'Association canadienne des dépanneurs en alimentation démontre qu'un grand nombre de cigarettes consommées en Atlantique sont illégales.
L'étude souligne, par exemple, que près de 50 % des mégots trouvés près de l'école Moncton High, au Nouveau-Brunswick, sont issus du marché noir.
La situation est semblable pour à peu près tous les mégots ramassés aux 43 endroits publics où l'Association a effectué ses recherches en Atlantique. Les résultats de l'enquête indignent Michel Gadbois, vice-président principal de l'Association.
Michel Gadbois déplore que la loi oblige les dépanneurs à cacher leurs étalages de cigarettes pendant qu'a lieu un important trafic de cigarettes de contrebande. « Alors, ce qu'on dit au gouvernement, c'est qu'on est dans un régime où la loi doit être appliquée partout. Faites-la appliquer. C'est tout », déclare-t-il.
Les propriétaires de dépanneurs estiment qu'ils perdent beaucoup d'argent en raison de la contrebande. Selon elle, plusieurs sont maintenant menacés de fermeture.
La contrebande nuit aussi aux revenus des gouvernements, rappelle M. Gadbois.
« Un paquet de cigarettes, c'est 80 % de taxes. Un paquet de cigarettes, il y a cinq ou six ans, c'était 5 $. Aujourd'hui, il est à 12 $. Vous comprenez qu'un [sac] à 1 $ ou 1,50 $, c'est moins cher qu'un paquet de gomme à mâcher », explique Michel Gadbois.
L'Association canadienne des dépanneurs en alimentation compte sensibiliser à cette question des élus provinciaux et fédéraux dans le cadre d'une tournée pancanadienne.