La sénatrice Maria Chaput (archives).
La sénatrice libérale Maria Chaput doit bientôt proposer des modifications à la partie 4 de la Loi sur les langues officielles touchant aux communications et aux services au public.
La sénatrice libérale Maria Chaput doit bientôt proposer des modifications à Loi sur les langues officielles, préparées en consultation avec les communautés francophones et acadiennes.
Michel Bastarache, ancien juge à la Cour suprême du Canada, a été chargé de rédiger ces modifications en consultant les communautés francophones et acadiennes.
Sénatrice manitobaine, Mme Chaput proposera de tenir compte de la vitalité d'une communauté et non seulement du nombre de résidents francophones pour décider du maintien ou de l'ajout de services fédéraux en français.
« S'il y a une école francophone, ça présume qu'il y a tout un réseau de petites associations communautaires qui entourent cette école française, ce qui démontre la vitalité », précise Mme Chaput.
La sénatrice et Michel Bastarache suggèrent aussi des modifications touchant les services aux voyageurs.
« Les trajets importants au Canada, il faut que les services soient dans les deux langues. On va aussi s'adresser au fait que c'est illogique au Canada qu'Air Canada ait des obligations linguistiques, mais pas WestJet ni aucune autre compagnie en concurrence », explique Me Bastarache.
Ils proposeront aussi une offre étendue de services bilingues. « Que le fédéral offre toujours au moins autant que la province où son service se situe. On voudrait aussi qu'il offre son service de façon bilingue dans toutes les capitales des provinces et des territoires canadiens », précise Michel Bastarache.
Perspectives positives à l'Île-du-Prince-Édouard
L'idée de tenir compte de la vitalité d'une communauté pour décider s'il faut maintenir ou même augmenter les services fédéraux en français pourrait avoir des répercussions très positives à l'Île-du-Prince-Édouard, selon des francophones de la province.
Dans le cas des francophones de la région de Souris, ce changement signifierait qu'ils auraient droit à des services fédéraux dans leur langue. Cette perspective réjouit Suzanne René, membre du Comité acadien et francophone de l'est.
Edmond Richard (archives).
La Société Saint-Thomas-d'Aquin se réjouit aussi du fait que ces changements soient suggérés. Le président de l'organisme, Edmond Richard, espère que l'offre de services en français aille encore plus loin.
« L'offre doit être visible. Elle doit être affichée. Elle doit aussi permettre même aux anglophones de réaliser que le français est l'une des deux langues officielles dans leur province ou dans leur pays, puis que c'est aussi un choix pour les anglophones d'avoir un service en français »,explique Edmond Richard.