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Atlantique

Industrie du papier

Fraser évite la faillite

Mise à jour le lundi 8 mars 2010 à 8 h 27

Papiers Fraser

Les installations de Papiers Fraser à Edmundston.

Les travailleurs de Papiers Fraser ont accepté dimanche l'entente de principe conclue sur la caisse de retraite, ce qui était une condition essentielle au plan de relance de l'entreprise.

Les syndiqués de l'usine d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick, ont ainsi décidé du sort de 1200 travailleurs de Papiers Fraser au Canada et dans l'État du Maine. « On a eu 181 oui, 79 contre », précise le syndicaliste Doris Lavoie.

Selon le syndicaliste Doris Lavoie, les travailleurs n'avaient d'autre choix que celui d'accepter de modifier à la baisse la caisse de retraite déficitaire.

« Si on avait voté non, on n'aurait pas eu de job demain, puis nos [régimes] de pension comme tels n'auraient pas été amputés de plus de 30 %, nous autres, parce qu'on était des membres actifs encore. Mais les retraités qui faisaient plus de huit ans qu'ils étaient retraités, ç'aurait été plus de 50 % de [moins] », explique Doris Lavoie.

Même s'ils évitent le pire, les syndiqués en veulent à l'entreprise. « On pousse un soupir de soulagement, mais on reste avec une amertume. La cicatrice est là puis elle va rester là longtemps », affirme M. Lavoie.

Feu vert à la relance

Papiers Fraser peut maintenant avancer avec son plan de relance, explique sa porte-parole Carole Savage. « C'est le dernier gros passage qui devait arriver pour satisfaire les conditions pour former la nouvelle compagnie », dit-elle.

Cette nouvelle entreprise, formée des usines néobrunswickoises et de celle à Madawaska, au Maine, sera en meilleure situation financière.

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