Des producteurs de pommes de terre à l'Île-du-Prince-Édouard ont perdu leur contrat d'approvisionnement des Fermes Cavendish et de McCain. Ces entreprises sont les plus importants transformateurs de pommes de terre de l'Atlantique.
Les transformateurs Cavendish et McCain réduisent leurs achats de pommes de terre à l'Île-du-Prince-Édouard en raison de la baisse de la demande mondiale pour les frites.
Tour à tour, McCain et les Fermes Cavendish ont annoncé la semaine dernière qu'elles réduisent la quantité de pommes de terres qu'elles achèteront à des producteurs de l'Île-du-Prince-Édouard.
McCain annule ses contrats avec douze fermiers et réduira de 25 % à 30 % ses autres contrats d'approvisionnement.
Cette entreprise néo-brunswickoise cherche à percer davantage le marché de la Chine où les gens ne mangent en moyenne que 3,5 onces de frites par année.
Les Fermes Cavendish, une propriété de la famille Irving, réduiront quant à elles leurs achats de 2 %, forçant ainsi de 15 à 20 producteurs de l'Île-du-Prince-Édouard à chercher d'autres acheteurs.
La porte-parole des Fermes Cavendish, Mary Keith, explique qu'une analyse du marché a permis de conclure qu'il y a une diminution réelle de la demande pour certains produits. L'entreprise doit donc ajuster sa production.
À l'office de la commercialisation de la pomme de terre de l'Île-du-Prince-Édouard, ces nouvelles sont dures à digérer. Le porte-parole, Scott Howatt, précise qu'environ un producteur sur cinq se retrouve sans acheteur. C'est beaucoup, dit-il.
Ni les Fermes Cavendish ni McCain n'ont annoncé leurs intentions quant à leurs fournisseurs à l'extérieur de l'Île-du-Prince-Édouard.