L'Université de Moncton (archives).
La direction de l'Université de Moncton dit qu'elle se sent interpellée par le débat sur la réforme de la santé au Nouveau-Brunswick, puisqu'elle joue un rôle important dans la formation en français dans ce domaine.
L'établissement demande au Nouveau-Brunswick de reconnaître le droit des francophones à des institutions homogènes en santé et de leur livrer des services spécialisés dans leur langue.
Dans un document de six pages portant sur la question, l'Université demande au gouvernement de reconnaître le droit de la communauté francophone et acadienne à des institutions homogènes en matière de santé.
Le recteur, Yvon Fontaine, explique que ce droit est essentiel à l'avenir de l'établissement.
Cette position va à l'encontre de celle que défend la province dans la poursuite contre sa réforme qu'a intentée le groupe Égalité santé en français.
Yvon Fontaine souligne que l'Université n'a pas choisi son camp pour autant. « Ce serait un peu prétentieux de la part de l'Université de se substituer au juge qui va entendre la cause », précise-t-il.
Le recteur Yvon Fontaine
L'Université adopte cependant une autre revendication d'Égalité en santé, c'est-à-dire l'établissement de services de santé spécialisés dans les régions des francophones égaux à ceux des régions des anglophones.
L'Université demande également à la province de donner à l'hôpital Dr Georges-L.-Dumont le statut de centre hospitalier universitaire et de faire de l'Université de Moncton le partenaire principal de cet établissement.
L'Université de Moncton et la Régie de santé A ont d'ailleurs conclu une entente d'affiliation, jeudi, pour la formation des professionnels de la santé en français. Ce partenariat vise l'amélioration des programmes de formation et de recherche liés à la santé dans les deux institutions.
L'entente prévoit également un programme de promotion de la santé et de prévention adapté aux besoins des francophones.