![]() Hydroélectricité Un frein au projet du Bas-ChurchillMise à jour le mardi 5 janvier 2010 à 10 h 09
Un nouvel obstacle se dresse devant le projet de barrage dans la partie inférieure du fleuve Churchill, au Labrador. Le Conseil des Innus d'Ekuanitshit, sur la Côte-Nord du Québec, veut freiner la réalisation de ce projet. Dans un document présenté récemment à la Commission des services publics de Terre-Neuve-et-Labrador, l'avocat des Innus demande le rejet ou la suspension du projet. Ce document précise que les Innus doivent être consultés et qu'il faut trouver une entente. Bien que la collectivité située le plus près des chutes Churchill se trouve à 300 kilomètres de cet endroit, les Innus soutiennent que le bassin versant fait partie de leur territoire traditionnel. « La frontière est là. Il faut composer avec, mais les Innus sont sur ce territoire depuis bien longtemps, et bien avant, des millénaires avant que des juges à Londres ne fixent la frontière », affirme David Schulze, avocat du Conseil des Innus d'Ekuanitshit. Les Innus soutiennent aussi que ce fleuve est une voie traditionnelle de transport et de communication. Ils craignent que le projet de barrage n'exerce des conséquences négatives sur les poissons et la faune. Selon les Innus du Québec, la société d'énergie de Terre-Neuve-et-Labrador, Nalcor, a manqué à son devoir de les consulter, comme ç'a été le cas pour le barrage des chutes Churchill. « C'est tout à fait une obligation légale et cette obligation-là existe à plusieurs égards. Si on parle de l'évaluation environnementale fédérale-provinciale qui est en cours, les directives données à la commission d'examen sont claires là-dessus, que les Innus du Québec doivent être consultés », ajoute David Schulze. La commission des services publics de Terre-Neuve-et-Labrador n'a pas encore répondu à la demande des Innus. Elle étudie le dossier en ce moment. Console Audio-vidéo
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