Examen de l'aide juridique

Le ministre Michael Murphy Le ministre Michael Murphy (archives)

Le ministre de la Justice du Nouveau-Brunswick, Michael Murphy, a commandé un examen complet des services d'aide juridique de la province. Il dit que les compressions budgétaires dans ces services ont créé une confusion.

Le ministre de la Justice du Nouveau-Brunswick, Michael Murphy, commande un examen de l'aide juridique, car les compressions budgétaires dans ces services entraînent des retards.

« Certainement, on a un problème. J'espère d'ici le 1er février avoir un rapport où je peux diminuer grandement les retards », indique le ministre Murphy.

En avril dernier le gouvernement a aboli le service de médiation des tribunaux de la famille, créant ainsi un vide que tentent de combler des organismes communautaires.

Depuis plusieurs années, le YWCA de Moncton, par exemple, offre des consultations gratuites aux femmes en situation de crise familiale. Pendant une demi-heure, un avocat les écoute et les oriente.

« C'est pour les femmes qui ne peuvent pas payer un avocat, qui ont des questions concernant la séparation, le divorce, la séparation des biens », précise Karen Gueratty, porte-parole du YWCA.

Depuis la fin du programme de médiation familiale et le départ des travailleurs sociaux qui y étaient affectés, la période d'attente pour cette consultation est passée de quatre semaines à deux mois et demi.

Selon Rosella Melanson, du Conseil consultatif sur la condition de la femme du Nouveau-Brunswick, ces femmes doivent endurer leur mal. « Les problèmes empirent. Elles vivent dans la misère, puis c'est malheureux parce que dans beaucoup de cas il y a des enfants », souligne Mme Melanson.

Ces femmes ont accès aux services d'aide juridique provinciale, mais si elles ne sont pas victimes de violence et leurs enfants non plus, l'attente peut durer de six à huit mois. C'est ce genre de retard que le ministre Murphy espère réduire.

Entre-temps, à Saint-Jean, un groupe d'avocats qui oriente des personnes à faibles revenus pense mettre fin à son service, faute de bénévoles.