Atlantique
Affichage
Un commerçant crie au racisme
Mise à jour le mercredi 18 novembre 2009 à 9 h 35
Terry Weldon, un commerçant anglophone de Moncton, au Nouveau-Brunswick, s'en prend au projet d'arrêté sur la langue d'affichage à Dieppe, la ville voisine.
Il a installé une affiche devant son commerce le long de la promenade Killam, au centre-ville, sur laquelle on lit que Dieppe est la première ville à appuyer une loi raciste. L'affiche indique aussi qu'on veut détruire l'anglais à Dieppe.
L'arrêté municipal dont il est question a été adopté en première lecture la semaine dernière par le conseil municipal de Dieppe. Cet arrêté propose que les nouvelles affiches extérieures des commerces soient en français ou bilingues.
Terry Weldon dit qu'il est contre le fait d'accepter des affiches unilingues françaises. L'affichage devrait être bilingue, dit-il. Il ajoute que quand on fait de la discrimination à propos de la couleur ou de la langue, ça conduit au racisme.
Du même souffle, M. Weldon se dit contre toute réglementation de la langue d'affichage. Il affirme que si les gens voulaient de telles affiches, ils enlèveraient les affiches existantes. Le commerçant soutient qu'on force les gens, et c'est ce qui est mal.
Carole Mazerolle habite dans le même quartier où se situe le commerce de Terry Weldon. « C'est même épeurant d'amener des mots de racisme dans une situation comme ça. Moi, je suis pour le respect des deux cultures, des deux langues », dit-elle.
Mme Mazerolle souhaite qu'il s'agisse d'un cas isolé. Elle encourage la municipalité de Moncton à imiter celle de Dieppe. « J'encourage la communauté de Moncton de suivre aussi le projet de Dieppe. J'espère que le conseil municipal de Moncton va suivre l'exemple », dit-elle.
Terry Weldon précise qu'il a une clientèle francophone qui vient notamment de la Péninsule acadienne. C'était avant l'installation de son affiche.