Article du 29 octobre 2009
![]() Électricité Terre-Neuve court-circuitéeMise à jour le jeudi 29 octobre 2009 à 17 h 29
L'entente de principe conclue par Fredericton et Québec sur la vente d'actifs d'Énergie Nouveau-Brunswick à Hydro-Québec peut être rentable pour ces deux provinces, mais elle constitue une défaite pour le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams. M. Williams affirme que le Nouveau-Brunswick a vendu la ferme et les animaux. Il dit que les Néo-Brunswickois ont renoncé à leur avenir. Le bouillant premier ministre a lancé un avertissement à son homologue néo-brunswickois, Shawn Graham. M. Williams a lancé que l'expérience de sa province avec Hydro-Québec est mauvaise. Selon lui, Hydro-Québec est ni plus ni moins une société « obstructionniste ». Les relations entre Terre-Neuve et Hydro-Québec sont difficiles depuis longtemps. Pour comprendre pourquoi, il faut remonter à l'entente du barrage du fleuve Churchill, au Labrador, mis en service en 1971. Cette entente garantit au Québec de l'électricité à très bon marché qu'il exporte ensuite avec un fort profit. Terre-Neuve soutient qu'Hydro-Québec a ainsi accumulé des profits de 22 milliards de dollars pendant qu'elle-même n'a obtenu qu'un milliard. Les efforts de Terre-Neuve pour tenter de renégocier ce contrat n'ont donné aucun résultat. Un pavé dans la mare C'est dans ce contexte que Terre-Neuve tente de mettre en oeuvre son projet du bas Churchill, un important projet hydroélectrique de près de 3000 mégawatts. Les discussions entre la province et Hydro-Québec à ce sujet se sont vite corsées. Terre-Neuve étudie la coûteuse possibilité de construire un corridor sous-marin pour éviter d'utiliser le réseau de transport de la société québécoise. Cependant, avec la vente d'Énergie Nouveau-Brunswick à Hydro-Québec, Terre-Neuve ne pourra pas contourner Hydro-Québec aussi facilement, à moins de passer par la Nouvelle-Écosse. Les mots employés par le premier ministre Williams pour décrire Hydro-Québec n'ont rien d'élogieux. Il affirme éprouver de « grandes craintes » si jamais Hydro-Québec s'étendait dans la région atlantique. Cette transaction possible entre le Nouveau-Brunswick et le Québec ne fait qu'irriter davantage le premier ministre Danny Williams. Console Audio-vidéo
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