Une chasse barbare

Ours Le chasseur retire les lances de l'ours.   © Vidéo d'amateur

Des chasseurs dans le nord-est du Nouveau-Brunswick réagissent avec indignation à une vidéo sur la chasse à l'ours diffusée sur Internet. La vidéo a été tournée par un guide de la région de Bathurst.

Une vidéo sur la chasse à l'ours diffusée sur Internet soulève l'indignation de chasseurs du nord-est du Nouveau-Brunswick. On y voit un ours à l'agonie, transpercé par une lance.

On y voit un ours à l'agonie. La bête a été transpercée par une lance. Après avoir été atteint, l'ours tente désespérément de s'enfuir. Le chasseur le poursuit et essaie de le tuer avec une autre lance pendant qu'on entend clairement l'animal gémir. Finalement, il tente de l'achever avec un couteau.

« On a chassé toute notre vie et on n'a jamais fait des affaires de même », affirme Médore Boudreau, un chasseur chevronné. Selon Médore Boudreau, le chasseur vu dans cette vidéo ne mérite pas un permis de chasse. « Je dirais que c'est cruel », ajoute Éloi Lanteigne, un autre chasseur expérimenté.

Au cours des ans, Médore Boudreau et Éloi Lanteigne ont abattu une cinquantaine d'ours à la carabine et à l'arc. Ce dernier affirme que ces armes sont plus sûres que la lance.

Les deux chasseurs jugent que la chasse à la lance est un acte cruel. « J'ai essayé toujours d'abattre un ours aussi humainement que possible. Ce que je viens de voir là, ce n'était pas humain du tout », affirme Médore Boudreau. « Il devrait y avoir un règlement qui empêcherait ça », ajoute Éloi Lanteigne.

La loi qui régit la chasse à l'ours au Nouveau-Brunswick précise le calibre de la carabine et le type d'arc que l'on peut utiliser, mais elle ne mentionne aucunement la lance.

Marc Robichaud, agent de conservation au ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick, précise que cette loi peut cependant être modifiée si les gens le demandent aux autorités.

Tuer un ours avec une lance ne contrevient à aucune loi, mais il en va tout autrement pour un animal domestique. Selon la Société protectrice des animaux du Nouveau-Brunswick, tuer un chien ou un chat de cette façon entraînerait une poursuite judiciaire pour cruauté contre un animal.