Poulet
Manifestation et blocus
Mise à jour le mardi 8 septembre 2009 à 22 h 55
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Les manifestants bloquent l'entrée du poulailler.
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Un tribunal néo-brunswickois entendra mercredi la demande d'injonction du groupe Westco, un important producteur de poulets, contre des manifestants qui bloquent un de ses camions.
Des employés de l'abattoir Nadeau Maple Lodge bloquent l'accès à un poulailler du groupe Westco depuis lundi soir. Ce geste pacifique empêche un camion de livrer du poulet vivant à un abattoir d'Olymel, au Québec.
On est ici pour garder le poulet au Nouveau-Brunswick.
— Éric Pelletier, porte-parole des manifestants
Environ 175 travailleurs de l'abattoir Nadeau ont perdu leur emploi vendredi faute de poulets à transformer. Le plus important producteur de poulets de la province, Westco, veut faire abattre temporairement son poulet au Québec le temps qu'il construise, avec son partenaire Olymel, son propre abattoir dans la région.
« Pourquoi le sortir puis l'envoyer au Québec se faire abattre? Puis, veut ou veut pas, ça met un conflit dans la population », indique Éric Pelletier.
Un groupe de manifestants a discuté de la situation avec le directeur de Westco, Thomas Soucy. Ce dernier dit qu'il a tout tenté pour maintenir temporairement la transformation du poulet dans la province, mais que Nadeau a refusé toutes les propositions de Westco.
« Ils ne veulent pas mon poulet vivant. Ils ne veulent pas le faire abattre à forfait. Ils ne veulent pas un plan conjoint, puis ils ne veulent pas le vendre. C'est quelle option que j'ai? », explique M. Soucy.
Les dirigeants de Nadeau refusent aussi l'offre de médiation du gouvernement du Nouveau-Brunswick à moins que le ministre de l'Agriculture proclame sa loi 81 pour maintenir temporairement le poulet dans la province.
Le gouvernement hésite toujours à proclamer cette loi et Nadeau n'est pas au bout de ses peines. Il va perdre d'autres fournisseurs. Dès le 14 septembre, les producteurs du consortium Dynaco et Volailles Acadia feront aussi abattre leurs poulets au Québec.
Yves Landry, gérant de l'abattoir Nadeau, précise que le nombre d'heures de travail des employés va diminuer. Il estime qu'il y aura ainsi des semaines de 32 ou 33 heures de travail.