Le grand tintamarre de Caraquet
Le quatrième Congrès mondial acadien tire à sa fin et certains dressent déjà un bilan fort positif de l'événement et de la façon dont les gens de la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick, ont relevé le défi.
Des membres d'organisations acadiennes ayant participé au congrès, dont Alain Dubos des Amitiés acadiennes et Warren Perrin du Conseil pour le développement du français en Louisiane, dressent déjà un bilan positif de l'événement.
Le vice-président des Amitiés acadiennes et président du jury du prix littéraire France-Acadie, Alain Dubos, constate que l'Acadie se porte bien. « Je trouve l'état général bon. Il y a eu une catharsis positive le 15 août à Caraquet, donc moi, je trouve que le peuple acadien n'est pas du tout sous respirateur artificiel. Il se bat très bien », dit-il.
M. Dubos fait remarquer que les jeunes prennent part aux débats et qu'ils veulent être un facteur de changement social.
De son côté, le président du Conseil pour le développement du français en Louisiane, Warren Perrin, souhaite que des conférences et des rencontres soient organisées plus souvent. Le prochain congrès mondial, en 2014, lui semble bien loin.
« On est en train de discuter entre nous autres, en Louisiane, pour peut-être faire un petit congrès », confie-t-il.
Alain Dubos croit par ailleurs savoir pourquoi le peuple acadien, avec son destin tragique, n'est pas disparu.
« Le peuple acadien naît de la tragédie acadienne. S'ils avaient été des colons normaux qui avaient eu une vie normale jusqu'à aujourd'hui, comme les gens du Massachusetts ou du Québec, on n'en parlerait pas. »
Ce membre des Amitiés acadiennes à Paris pense que les Acadiens doivent maintenant tendre la main à d'autres minorités francophones isolées comme celles de l'Ontario et du Manitoba.
La dernière fin de semaine d'activités du Congrès mondial acadien se terminera avec la cérémonie de clôture et un dernier grand spectacle à Tracadie-Sheila.