Plateau continental
La France passe à l'action
Mise à jour le lundi 11 mai 2009 à 11 h 02
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Saint-Pierre-et-Miquelon (archives)
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La France devient le premier pays à revendiquer devant l'Organisation des Nations Unies l'accès au plateau continental situé dans les eaux internationales au large de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Terre-Neuve.
Le Canada a jusqu'en 2013 pour revendiquer cette même zone. Paris et Ottawa devront ensuite négocier une entente pour que les deux pays puissent exploiter les ressources de ce plateau.
Le gouvernement canadien refuse pour l'instant toute négociation avec la France, comme le dit le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay.
La position de notre pays, le Canada, c'est clair. Ce plateau, cette pièce du continent, c'est la propriété du Canada.
— Peter MacKay, ministre de la Défense nationale.
La position du Canada déçoit les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui souhaitent seulement avoir des « miettes » de ce plateau pour faire fonctionner l'économie de l'archipel.
« C'est une position de principe qu'a le Canada depuis très longtemps, mais la demande de la France est faite auprès de l'ONU suivant le droit international. Donc, le Canada ne peut pas réfuter cette demande. Lorsque le Canada déposera sa propre demande dans l'avenir, il y aura obligatoirement des discussions entre les deux pays », affirme Bernard Le Soavec, coordonnateur du Collectif pour la défense de l'extension du plateau continental.
Si les discussions ne portent pas de fruits, la France est prête à se soumettre à l'arbitrage international.