Patrimoine
Grand-Pré reçoit un appui de taille
Mise à jour le lundi 16 février 2009 à 17 h 04
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Le lieu historique national du Canada de Grand-Pré
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Le lieu historique national du Canada de Grand-Pré en Nouvelle-Écosse reçoit un coup de pouce de taille dans son effort de convaincre l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) de le désigner site du patrimoine mondial.
Trois paliers de gouvernement et des groupes communautaires versent au total près de 1,3 million de dollars à ce projet afin de permettre au lieu historique de compléter son dossier de candidature.
L'endroit se veut le lieu symbolique de la déportation des Acadiens de 1755, qui a duré huit ans. Grand-Pré était un important centre d'activité des Acadiens avant ces événements.
On y aperçoit encore aujourd'hui les vestiges de l'agriculture que les Acadiens pratiquaient à l'époque dans les marais qu'ils avaient asséchés. C'est l'un des arguments sur lequel repose la demande de reconnaissance du lieu à titre de patrimoine mondial. Il s'y dresse aussi une église qui est aujourd'hui le symbole du souvenir du Grand Dérangement de 1755.
L'appui des gouvernements du Canada et de la Nouvelle-Écosse au projet touche le sénateur Gérald Comeau, un Acadien de la Nouvelle-Écosse.
« C'est finalement le temps qu'il y ait une reconnaissance au-delà des frontières de l'Atlantique pour ce que signifie Grand-Pré. Grand-Pré a une signification, à ce moment-ci je pense que c'est mondial parce qu'il y a des Acadiens un peu partout dans le monde. Étant donné que les Acadiens ne font pas partie d'un territoire spécifique, je pense que reconnaître le lieu du point de vue d'un héritage mondial, ça répond vraiment à ce qu'est la nation acadienne », affirme le sénateur Comeau.
La communauté anglophone appuie ce projet également. Si la région obtient le statut de lieu du patrimoine mondial, on estime que cela stimulera le tourisme et l'économie.
Plusieurs experts, notamment des historiens et des archéologues, vont monter la candidature de Grand-Pré. Ce volumineux dossier sera soumis en 2011 à l'UNESCO, qui devrait rendre sa décision l'année suivante.