École (archives)
Le directeur général de la commission scolaire anglaise de l'est de l'Île-du-Prince-Édouard suggère d'établir une école bilingue. La Commission scolaire de langue française n'a pas tardé à réagir.
Le directeur d'une commission scolaire anglaise à l'Île-du-Prince-Édouard suggère d'ouvrir une école bilingue, mais le milieu francophone rappelle qu'il a le droit de gérer ses propres écoles.
Cette commission scolaire anglaise, la Eastern School Board, a recommandé la semaine dernière de fermer 11 de ses 43 écoles. Les élèves de ces écoles, qui sont parfois moins de 50, seraient répartis dans d'autres établissements.
Cette recommandation arrive au même moment où la Commission scolaire de langue française demande à la province de construire deux écoles dont le nombre d'élèves ne dépasserait pas la soixantaine.
Le directeur général de la Eastern School Board, Sandy MacDonald, verrait d'un bon oeil des écoles avec une aile pour les francophones et une autre pour les anglophones. Le gymnase, les classes d'art et les ateliers de métiers pourraient être partagés.
Il explique que le concept a été mis à l'essai en Ontario. Une commission scolaire catholique et une autre publique partagent des écoles et ça fonctionne bien, selon lui. M. MacDonald serait ravi d'appliquer le concept à l'Île-du-Prince-Édouard.
Le président de la Commission scolaire de langue française, Robert Maddix, reproche à son homologue de comparer des pommes à des oranges. « C'est dans la Charte des droits. On a droit à nos propres écoles françaises. Ce n'est pas quelque chose qu'on invente. Ce n'est pas quelque qu'on va essayer des projets pilotes pour voir si ça va marcher », dit-il.
Selon M. Maddix et la Commission scolaire de langue française, le débat est clos avant même de commencer sérieusement.