Bell Aliant, la principale société de téléphonie en Atlantique, a annoncé lundi qu'elle supprime 500 postes de cadres afin de devenir plus concurrentielle.
La principale société de téléphonie en Atlantique réduit son personnel de gestion d'environ 15 %. Cette mesure fait partie d'un programme de rationalisation qui vise à améliorer la rentabilité de l'entreprise.
Cette mesure touche environ 15 % des postes de gestion de l'entreprise, dont le siège social est à Halifax.
La majorité des 500 emplois sont situés dans les provinces de l'Atlantique: 12 à l'Île-du-Prince-Édouard, 70 à Terre-Neuve-et-Labrador, 100 en Nouvelle-Écosse et 140 au Nouveau-Brunswick. Les autres postes touchés sont au Québec et en Ontario.
Ces employés seront officiellement informés de leur mise à pied au cours des prochaines semaines.
La présidente-directrice générale de l'entreprise, Karen Sheriff, estime que la nouvelle structure allégée permet aux employés d'être plus près des clients et de prendre des décisions plus rapidement tout en réduisant les coûts.
L'entreprise refuse de chiffrer pour le moment les économies qu'elle prévoit réaliser en allégeant sa main-d'oeuvre. Elle indique simplement que ses états financiers seront rendus publics au début de février.
Le syndicat s'inquiète
Il est difficile de dissocier ces compressions de la situation générale de la société mère de Bell Aliant, BCE. La vente de BCE au groupe d'investissement mené par Teacher's, le fonds de retraite des enseignants de l'Ontario, a échoué en décembre. Peu après, des observateurs économiques ont avancé le scénario selon lequel BCE pourrait vendre ses actions de Bell Aliant pour se concentrer sur ses activités en Ontario et au Québec.
Ces rumeurs inquiètent Ervan Cronk, vice-président régional pour l'Atlantique du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier. M. Cronk a travaillé lui-même chez Aliant avant même que les sociétés de téléphone provinciales de l'Atlantique se regroupent pour former cette entité. Il souligne que les éléments les plus rentables de l'entreprise, comme Internet et la téléphonie sans fil, sont de plus en plus gérés par la maison mère au Canada central.
Tous les déboires de BCE, selon Ervan Cronk, n'augurent rien de bon pour l'avenir. Il conseille aux employés syndiqués de Bell Aliant de ne pas accepter un poste de cadre pour un bout de temps.