Rodney MacDonald approuve la prorogation

Le premier ministre Rodney MacDonald Le premier ministre Rodney MacDonald

Le premier ministre progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse, Rodney MacDonald, n'a pas tardé à indiquer qu'il est heureux de la tournure des événements politiques à Ottawa.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse estime que le report en janvier des travaux parlementaires apporte une stabilité souhaitable à Ottawa, mais ce dénouement déçoit les partis d'opposition.

Il approuve la décision de la gouverneure générale d'acquiescer à la demande du premier ministre Stephen Harper pour suspendre les travaux parlementaires jusqu'au 26 janvier.

Selon M. MacDonald, il était temps de mettre fin aux querelles aux Communes. Il estime qu'il est plus important de s'attaquer aux problèmes économiques actuels.

Le premier ministre ajoute que la prorogation du Parlement permet à tous députés de regagner leur circonscription respective et d'écouter leurs électeurs. Selon M. MacDonald, les gens souhaitent voir les députés travailler plutôt que se chamailler.

Rodney MacDonald attend impatiemment des fonds d'Ottawa pour investir dans les infrastructures de la province. Il dit qu'il hâte au prochain budget fédéral pour voir s'il en sera question.

La Nouvelle-Écosse commence par ailleurs à ressentir les effets de ces problèmes économiques. Par exemple, l'entreprise Magna Powertrain a annoncé cette semaine la fermeture en 2009 de son usine de fabrication de pièces d'automobile au Cap-Breton, ce qui entraînera la mise à pied de 260 travailleurs.

L'opposition désapprouve

La tournure des événements ne fait toutefois pas l'affaire de tous. Le député libéral de Malpèque, à l'Île-du-Prince-Édouard, Wayne Easter, juge que la prorogation fait perdre six semaines de travaux parlementaires qui auraient pu être consacrées à l'économie et à l'emploi.

Le député Yvon Godin Le député Yvon Godin (archives)

Le député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst, au Nouveau-Brunswick, Yvon Godin, déplore aussi le report des travaux parlementaires.

« Faire la prorogation de la Chambre des communes, c'est vraiment donner des cartes à M. Harper pour qu'il fasse ce qu'il veut. Dans ce sens-là, c'est triste. Pour moi, c'est une attaque à la démocratie. Nous autres, comme parlementaires, on est élu pour faire des votes à la Chambre des communes, et M. Harper peut mettre le cadenas sur la Chambre des communes pendant une crise économique telle qu'on a. Je trouve que c'est très triste », affirme le député Godin.

Les syndicats manifestent

Le Congrès du travail du Canada prévoit tenir des manifestations dans plusieurs villes de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve pour appuyer le projet de coalition du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique destiné à renverser le gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Kyle Hewitt, porte-parole de la Fédération des travailleurs et travailleuses de la Nouvelle-Écosse, souhaite le renversement du gouvernement conservateur.

« M. Harper avait la chance avec son annonce économique de sauver les pensions, les emplois des Canadiens, des Canadiennes et des travailleurs, mais on ne voit pas ça. On a besoin d'un nouveau gouvernement de coalition et M. Harper va perdre le pouvoir », déclare Kyle Hewitt.