Le lac Baker
Les autorités municipales de Lac-Baker, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, demande aux riverains de changer leurs habitudes pour éviter la prolifération de cyanobactéries, communément appelées algues bleues, dans le lac.
Les autorités municipales de Lac-Baker, au Nouveau-Brunswick, demandent aux gens de changer leurs habitudes pour éviter la prolifération de cyanobactéries dans le lac du même nom.
Au cours de l'été, on a observé une éclosion d'algues bleues à deux reprises dans le lac Baker. Les tests effectués ont confirmé la présence d'un taux élevé de cyanobactéries.
Environ 300 résidences permanentes et saisonnières ont été construites au fil des ans sur les rives du lac. Le spécialiste qui a confirmé la présence d'algues bleues, Normand Morin, croit que le lac Baker ne peut plus absorber la pollution engendrée par les riverains.
« On peut s'installer au lac sans s'installer dans un lac. Ce n'est pas obligatoire d'avoir la pelouse comme on a en ville sur le bord d'un lac, et d'utiliser des pesticides et des engrais », affirme Normand Morin.
Selon les spécialistes, les riverains doivent cesser d'utiliser des produits nettoyants qui contiennent du phosphate. Ils doivent aussi reboiser les rives du lac. De plus, toutes les propriétés devraient avoir une fosse septique conforme aux règles, ce qui n'est pas le cas actuellement.
La présidente du comité voué à la protection du lac, Jeanne D'Arc Cyr, lance un cri d'alarme. « N'attendez pas dans un an, n'attendez pas dans deux ans. Il faut agir maintenant », dit-elle.
Si rien n'est fait, le lac pourrait rapidement devenir complètement vert et la baignade y serait interdite.