Pas de gilets de sauvetage

Appareil d'Air Canada Jazz   © PC/Adrian Wyld

La décision récente de la compagnie Air Canada Jazz de retirer les gilets de sauvetage de ses appareils est accueillie avec indignation par plusieurs voyageurs.

Des voyageurs critiquent vivement la décision d'Air Canada Jazz de retirer les gilets de sauvetage de ses appareils. Ils estiment que l'utilisation du flotteur que l'entreprise propose à la place n'est pas à la portée de tous.

Air Canada Jazz exploite chaque jour 880 vols vers 85 destinations. La directive de retirer les gilets de sauvetage s'applique à tous les appareils, même ceux qui survoleront des étendues d'eau comme le golf du Saint-Laurent ou les Grands Lacs.

Manon Stuart, porte-parole du transporteur, explique que cette mesure avait pour but d'éviter des chevauchements. Air Canada Jazz a supprimé ces gilets puisque les coussins des sièges de ses avions pouvaient aussi servir de flotteurs.

Quant aux personnes qui auraient de la difficulté à manier ces flotteurs en raison de leur âge, d'une maladie ou d'un handicap, Mme Stuart répète que la décision d'Air Canada Jazz est conforme aux exigences de Transports Canada.

« Les paroles me manquent. C'est plus qu'absurde, c'est stupide », lance Jacques Berkowitz, un passager.

Deirdre Speers, une passagère, se demande comment une personne blessée ou inconsciente pourrait s'agripper à son coussin.

Air Canada Jazz explique aussi que des gilets seront toujours disponibles pour les enfants. Les passagers ne sont toujours pas rassurés.

« Il y a une impossibilité pour des parents, surtout avec de jeunes enfants, de s'occuper des enfants et en même temps d'essayer de garder entre leurs propres mains les coussins. C'est une impossibilité », affirme Jacques Berkowitz.

Isabelle Arthur, porte-parole d'Air Canada, affirme que son employeur n'a pas l'intention d'appliquer une politique semblable à celle d'Air Canada Jazz parce que, dit-elle, ce serait trop difficile à gérer compte tenu des vols nationaux et internationaux d'Air Canada.