Le Québec et l'Ontario devront rayer le Nouveau-Brunswick de leur liste d'invités à propos de la future bourse régionale du carbone.
Le Nouveau-Brunswick n'a pas l'intention de se joindre au projet de bourse régionale du carbone proposé par le Québec et l'Ontario.
Le premier ministre, Shawn Graham, s'oppose fermement à la participation du Nouveau-Brunswick à ce projet. Il estime que les entreprises de la province seraient perdantes si le Nouveau-Brunswick se joignait au marché régional du carbone.
La bourse régionale du carbone permettrait aux entreprises qui réussissent à réduire leurs émissions polluantes de vendre des crédits à celles qui émettent trop de gaz à effet de serre.
L'opposition est d'accord
Fait plutôt rare, le chef de l'opposition officielle du Nouveau-Brunswick a ajouté sa voix à celle du premier ministre. Selon Jeannot Volpé, la bourse du carbone désavantagerait le Nouveau-Brunswick. La province se retrouverait à subventionner les entreprises du Québec et de l'Ontario pour mieux faire concurrence à celles du Nouveau-Brunswick.
« Lorsqu'on ne produit même pas 2 % des émissions canadiennes, est-ce qu'on devrait s'embarquer dans une structure qui va favoriser la perte d'emplois au Nouveau-Brunswick ? », s'interroge M. Volpé.
De leur côté, les environnementalistes ne croient pas que la future bourse du carbone désavantagerait le Nouveau-Brunswick. « La limite sur les gaz à effet de serre serait à un niveau approprié pour ce que le Nouveau-Brunswick peut atteindre. Je ne crois pas que ça coûterait plus cher au Nouveau-Brunswick qu'aux autres provinces », a affirmé Julie Michaud, porte-parole du Conseil pour la conservation.