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AtlantiqueErreurs - cancer du sein

Au-delà des frontières

Mise à jour le vendredi 4 juillet 2008 à 22 h 22

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(Archives)

Des citoyennes françaises des îles Saint-Pierre et Miquelon sont au nombre des 383 femmes atteintes du cancer du sein qui ont reçu un traitement non adapté à leur cas à l'hôpital de Saint-Jean, à Terre-Neuve, de 1997 à 2005.

Chaque année, quelque 1000 patients de Saint-Pierre-et-Miquelon fréquentent l'hôpital de Saint-Jean.

En 1999, Andrée Olano, 60 ans, a dû s'y faire traiter pour un cancer du sein. Aujourd'hui, elle se considère chanceuse. Elle a vaincu son cancer.

Ce qui me révolte, c'est qu'il n'y ait pas eu davantage de communication autour de cette affaire très grave, qu'il y ait eu une sorte de silence. On se demande même s'il n'y a pas eu une certaine volonté de garder l'information.

— Andrée Olano

Andrée Olano

Andrée Olano

Andrée Olano explique que les Saint-Pierraises et Miquelonnaises n'ont été mises au courant des erreurs médicales qu'au printemps dernier, c'est-à-dire presque trois ans après la découverte des problèmes de laboratoire.

Au moins huit femmes de Saint-Pierre-et-Miquelon sont touchées par ce scandale. Trois patientes sont décédées jusqu'à maintenant. Il est impossible pour l'instant de lier leur mort aux erreurs de traitements. Ces femmes n'auront toutefois jamais connu le fond de l'histoire.

C'est aussi pour ces femmes et leurs familles qu'Andrée Olano se bat aujourd'hui. Elle vient de fonder l'Association pour la recherche de la vérité sur les erreurs de laboratoire à Saint-Jean de Terre-Neuve.

C'est très simple. Je pense que le cancer est un malheur, mais je pense que quand s'ajoutent à ce malheur des erreurs humaines, il y a quelque chose de difficilement acceptable.

— Andrée Olano

L'association d'Andrée Olano veut maintenant témoigner à la commission d'enquête terre-neuvienne. Elle veut aussi adhérer au recours collectif intenté contre la Régie de la santé de l'est.

Excuses tardives

Les patientes Saint-Pierraises et Miquelonnaises n'ont pas seulement été parmi les dernières informées des erreurs de laboratoire. Elles sont aussi les dernières à recevoir une lettre d'excuse de la Régie de santé de l'est de Terre-Neuve.

Patricia Pilgrim, porte-parole de la Régie, affirme que ces lettres sont à la poste. Le temps nécessaire pour la traduction de l'anglais au français expliquerait ce retard.

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