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Dimanche 12 février 2012 7:10 HNE

Atlantique

Mise à jour le jeudi 24 avril 2008 à 14 h 16
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Commission Cameron

Réflexion sur l'erreur médicale

Microscope

Au cours des derniers jours, la Commission Cameron, qui enquête sur les erreurs de traitement de cancer du sein, a tenu un symposium pour entendre les réflexions et les questions éthiques entourant l'erreur médicale.

À cette occasion, des avocats et des professionnels de la santé ont pris la place des étudiants dans une salle de l'Université Memorial.

La juge Margaret Cameron, qui préside la commission d'enquête, était du nombre. Elle s'est assise au premier rang pour écouter attentivement la dizaine de professeurs universitaires qui étaient venus d'un peu partout au pays.

Au centre des discussions, plusieurs questions: Faut-il informer les patients des erreurs médicales? Faut-il en informer le grand public? Le directeur général de l'Association médicale de Terre-Neuve-et-Labrador, Rob Ritter, trouve ces réflexions rafraîchissantes.

Je pense que c'est un exercice très constructif. Je pense que c'est une expérience qui peut donner aux médecins de la bonne information, et améliorer leur esprit dans toute cette affaire. C'était très professionnel, constructif et éducationnel. — Rob Ritter, Association médicale de Terre-Neuve-et-Labrador

Depuis le début des travaux de la commission Cameron, on apprend que les autorités médicales ont tardé à prévenir de nombreuses patientes touchées par des erreurs de traitement du cancer du sein. Lors de ce symposium, des universitaires ont indiqué que ces mêmes autorités ont la responsabilité morale et légale de prévenir les patients de toute erreur, le plus tôt possible.

En plein milieu des travaux d'une commission d'enquête, ce genre d'exercice est assez inhabituel. Ces réflexions sur l'éthique pourraient servir à la juge Margaret Cameron lorsque viendra le moment de rédiger son rapport et ses recommandations.

Les audiences de la commission reprennent jeudi.