 |
 |
>
|
 |
 |
 | Immersion Une étude douteuse |  |  |  |  | Mise à jour le lundi 7 avril 2008, 17 h 19 . |  |

 | Les chercheurs Jimmy Bourque et Rodrigue Landry
| Des chercheurs de l'Université de Moncton affirment que l'étude sur laquelle s'est basé le gouvernement libéral de Shawn Graham pour réformer l'immersion française dans les écoles anglaises du Nouveau-Brunswick est erronée.
Le ministre de l'Éducation, Kelly Lamrock, s'est basé sur cette étude menée par deux personnes pour décider d'abolir en septembre prochain le programme d'immersion précoce en faveur d'un programme intensif tardif.
Cette étude concluait que les taux de rétention et de réussite des élèves inscrits dans le programme précoce étaient très bas. Deux centres de recherche de l'Université de Moncton ont scruté le document à la loupe et ils arrivent à des conclusions très différentes.
« D'une part, les résultats présentés sont biaisés », souligne Jimmy Bourque, directeur du Centre de recherche et de développement en éducation.
M. Bourque affirme que les auteurs de l'étude ont utilisé de mauvaises méthodes de calcul, que les conclusions qu'ils en ont tirées sont donc erronées et que, pire encore, ils vont à l'encontre des données contenues dans leur propre rapport.
« Les jeunes qui sortent du programme d'immersion tardive ne sont pas plus habiles en français que ceux qui sortent du programme d'immersion précoce. C'est le contraire », soutient Jimmy Bourque.
 | Rodrigue Landry
| Rodrigue Landry, directeur général de l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, demande au ministre Lamrock de faire la chose honorable.
« Que le ministre soumette son rapport à un comité d'expert, d'éducateurs, de chercheurs, etc. Ça ne peut que l'aider à être plus sûr que les recommandations soient les meilleures et les plus valides », affirme M. Landry.
Avec cette prise de position des chercheurs, l'opposition à l'abolition de l'immersion s'approche de l'unanimité.
|
|
|
 |