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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Atlantique

Mise à jour le mercredi 21 novembre 2007 à 17 h 19
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Nouveau-Brunswick

Plaidoyer pour les jeunes détenus

Bernard Richard

Bernard Richard

Bernard Richard, défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, recommande la fermeture du centre de détention pour jeunes de Miramichi. Il estime que la province doit mieux s'occuper des jeunes contrevenants, en particulier ceux qui souffrent de problèmes mentaux.

Bernard Richard suggère de transformer le centre de Miramichi en prison pour adultes. Il recommande aussi d'utiliser l'argent prévu pour la construction d'une prison à Moncton pour ouvrir à la place un centre pour jeunes contrevenants. Ce nouveau centre devrait, précise-t-il, traiter aussi les maladies mentales.

La demande de M. Richard a pour origine l'histoire d'une Néo-Brunswickoise de 19 ans, Ashley Smith, qui s'est suicidée dans une prison en Ontario. Elle a été arrêtée et incarcérée à l'âge de 15 ans pour avoir, entre autres, lancé des pommes à un facteur. C'est à ce moment que sa descente aux enfers a commencé.

Bernard Richard explique que la majorité des accusations portées contre la jeune Smith découlaient d'incidents qui ont eu lieu en milieu carcéral. « C'est très troublant. Ce que ça reflète, je pense, c'est un système qui réagit aux symptômes plutôt qu'à la maladie », dit-il.

Kim Pate, directrice de la société Elizabeth Fry, qui s'occupe des femmes en milieu carcéral, affirme que la mort d'Ashley Smith a mis au jour les horreurs du système carcéral. Elle soutient que ce milieu est inapte à traiter les femmes souffrant de maladie mentale.

Ashley Smith, qui souffrait d'une telle maladie, a passé beaucoup de temps dans une cellule d'isolement en raison de son comportement. Mme Pate indique que la dernière fois qu'elle a vu Ashley Smith, elle se trouvait dans une cellule sans lit, ni matelas, ni même une couverture. La jeune Smith n'avait pour seul vêtement qu'une jaquette. Elle devait dormir dans ces conditions à même le sol de béton.

Ashley Smith

Le défenseur des enfants et de la jeunesse étudie le cas des jeunes délinquants incarcérés. Il implore la province de revoir son système et d'aider ceux qui souffrent de maladie mentale. « Il y a la possibilité de réellement apporter des changements, d'améliorer leur situation et d'éviter qu'ils reviennent dans le système », soutient M. Richard.

Le ministre de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick, John Foran, refuse pour l'instant de commenter les recommandations du défenseur des enfants et de la jeunesse.