Le public n'est pas rassuré

AV Cell L'usine AV Cell

La fuite de gaz toxique survenue lundi à la papetière AV Cell, à Atholville, dans le nord du Nouveau-Brunswick, laisse certains citoyens songeurs. Ils constatent que même si les papetières doivent s'astreindre à des contrôles environnementaux rigoureux, il est difficile d'être complètement à l'abri de ce genre d'incident.

Des personnes incommodées par le gaz qui s'est échappé d'une papetière au Nouveau-Brunswick lundi demeurent inquiètes malgré le resserrement des mesures de sécurité à l'usine.

Louis Furlotte, qui souffre de problèmes respiratoires, a été incommodé par le dioxyde de soufre. Il redoute un autre incident du genre. « Il y a tout le temps un sentiment d'inquiétude certain. On ne sait pas si ça va, à l'avenir, se répéter », dit-il.

Les usines de pâte et papier au Nouveau-Brunswick doivent se conformer à des règles environnementales strictes. Un porte-parole du ministère de l'Environnement, Shawn Hamilton, précise que ces entreprises sont sujettes à des inspections régulières, qui ont lieu en moyenne tous les deux ans.

En plus de recevoir la visite ponctuelle d'inspecteurs du gouvernement, les usines doivent aussi remplir tous les mois un rapport prouvant qu'elles respectent les normes environnementales en matière d'émissions atmosphériques et de rejets d'effluents dans l'eau.

Ces mesures de contrôle ne peuvent toutefois prévenir tous les incidents, comme celui de lundi. Les dirigeants de l'usine AV Cell ont fait savoir que les tuyaux, comme celui qui a causé la fuite de dioxyde de soufre, seront remplacés plus régulièrement à l'avenir.

Ils ont également annoncé qu'ils travaillent à l'établissement d'un plan d'urgence régional, de concert avec les autorités locales, pour avertir la population au cas où un incident du même genre se produirait.