Avortement
Taux à la hausse
Mise à jour le lundi 16 juillet 2007 à 15 h 44
Aucun
|
|
Salle d'avortement
|
Le taux d'avortement est à la hausse à l'Île-du-Prince-Édouard, alors qu'il diminue dans la majorité des autres provinces.
Au total, 143 femmes de l'Île-du-Prince-Édouard en 2004 ont subi cette intervention, soit six de plus qu'en 2003. Malgré le fait qu'il augmente, le taux d'avortement de cette province demeure le plus faible au pays.
Paradoxalement, les femmes de l'Île-du-Prince-Édouard qui veulent subir un avortement doivent se rendre dans un hôpital d'Halifax ou dans une clinique privée au Nouveau-Brunswick.
La province est la seule au Canada où il est impossible de mettre fin à une grossesse. Des organismes pro-choix reprochent au gouvernement provincial de manquer à ses obligations envers les femmes.
« L'Île-du-Prince-Édouard est une des provinces où les femmes rencontrent le plus de barrières. Donc, c'est encore un problème. Les femmes veulent se faire avorter, mais elles ne sont pas capables de se faire avorter parce qu'elles n'ont pas accès aux ressources pour le faire », déplore Patricia LaRue, porte-parole de l'Association canadienne pour la liberté de choix.
Selon Anne Wheatley, au service d'information de l'Île-du-Prince-Édouard sur l'avortement, le gouvernement provincial joue à l'autruche pour éviter de se mettre à dos les nombreux militants pro-vie. « Je pense que c'est le manque de soutien des politiciens qui est la cause principale du manque de services ici à l'Île-du-Prince-Édouard », dit-elle.
Anne Wheatley rappelle que les habitants de la province insulaire sont conservateurs sur le plan des valeurs morales et elle ajoute que l'avortement demeure un tabou.