Premières Nations
Fin dans la controverse
Mise à jour le jeudi 12 juillet 2007 à 17 h 24
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Quelque 500 délégués ont participé à la réunion à Halifax.
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La réunion annuelle des délégués de l'Assemblée des Premières Nations a pris fin dans la controverse, à Halifax. Le député conservateur fédéral Rod Bruinooge, qui a été appelé à parler au nom du ministre des Affaires autochtones, Jim Prentice, a qualifié l'accord de Kelowna d'un simple communiqué de presse libéral. Les chefs autochtones ont réagi avec stupeur.
Secrétaire parlementaire aux Affaires indiennes, Rod Bruinooge a déclaré aux journalistes, après son discours devant l'Assemblée des Premières Nations, qu'il n'y a jamais eu d'accord de Kelowna en 2005.
Cette entente, entérinée par toutes les provinces canadiennes et le gouvernement libéral de Paul Martin, prévoyait l'injection de 5 milliards de dollars pour combattre la pauvreté et d'autres problèmes sociaux au sein des communautés autochtones.
Le grand chef Phil Fontaine a qualifié d'irresponsables les commentaires du député Bruinooge. Selon M. Fontaine, ces propos reflètent le manque de respect du gouvernement Harper pour le peuple autochtone.
De plus, l'absence remarquée du ministre Jim Prentice a été perçue comme une insulte par plusieurs chefs, dont Max Gros-Louis, de la nation huronne. « Que le ministre des Affaires indiennes ne soit pas aux assemblées générales de toutes les premières nations du Canada, c'est quand même déplorable », a-t-il déclaré.
Selon Jack Layton, chef du Nouveau Parti démocratique du Canada, l'absence du ministre Prentice est inexcusable. « C'est une réunion absolument essentielle. On a eu une journée d'action il y a quelques semaines et c'est vraiment inacceptable », a-t-il lancé.
Jim Prentice est en Belgique. Il participe à des cérémonies commémoratives de la bataille de Passchendaele, où son grand-père a combattu pendant la Première Guerre mondiale.