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 | Canola transgénique : les producteurs sont divisés |  |  |  |  | Mise à jour le lundi 8 décembre 2003, 19 h 57 . |  |

.jpg) | Champ de canola (archives)
| Plusieurs organisations agricoles seront entendues par la Cour suprême du Canada, en janvier prochain, dans la cause qui oppose le fermier Percy Schmeiser à la multinationale Monsanto. La cour entendra l'appel logé par le cultivateur de Bruno, en Saskatchewan, qui a été reconnu coupable d'avoir fait pousser du canola transgénique de Monsanto sans en payer les droits à la compagnie. L'Association des cultivateurs de canola entend démontrer que les semences transgéniques sont essentielles pour les fermiers. Mais, d'autres groupes se porteront plutôt à la défense de Percy Schmeiser. Ce dernier affirme que les graines de canola, génétiquement modifiées, qui ont poussé dans son champ s'y sont retrouvées par l'action du vent. L'Association canadienne des cultivateurs de canola craint que la cause Schmeiser pousse le tribunal à invalider le brevet détenu par Monsanto. Une telle décision pourrait réduire la portée de la loi sur les brevets et forcer les autres entreprises biotechnologiques à quitter le Canada, affirme le porte-parole de l'Association, Rick White. Mais, l'Union nationale des fermiers compte bien faire la preuve, dans sa propre présentation en Cour suprême, que les entreprises comme Monsanto ne sont pas en danger. Selon le président de la NFU, Stuart Wells, la protection des brevets de plantes transgéniques va beaucoup trop loin, et accule les fermiers au pied du mur. Les producteurs de canola souhaitent que le fermier saskatchewanais soit reconnu coupable afin de protéger l'industrie de la biotechnologie. Percy Schmeiser accuse leur association de défendre les intérêts de Monsanto avant ceux des fermiers.
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