Alison Redford décline une taxe de vente en Alberta

La première ministre de l'Alberta, Alison Redford La première ministre de l'Alberta, Alison Redford

La première ministre albertaine Alison Redford a indiqué qu'une taxe de vente n'était pas dans les cartons, même si la plupart des participants à un sommet économique que son gouvernement a organisé, samedi, croient que cela pourrait être une solution aux problèmes budgétaires de la province.

Mme Redford a déclaré aux journalistes, après la journée, que son gouvernement était « loin de tout cela », précisant que les idées étaient importantes, mais qu'il ne fallait pas nécessairement les mettre en pratique immédiatement.

Selon la loi, l'instauration d'une taxe de vente doit être soumise aux Albertains par le biais d'un référendum.

L'Alberta s'enorgueillit depuis des décennies d'être la seule province à ne pas avoir de taxe de vente et les Albertains ont été parmi les plus mécontents quand le gouvernement conservateur de Brian Mulroney a créé une taxe de vente fédérale dans les années 1990.

Deux députés conservateurs de la province de l'Ouest avaient alors quitté le caucus conservateur en signe de protestation.

Un manque d'argent

Le gouvernement de Mme Redford fait face à un manque à gagner de 6 milliards de dollars provenant des redevances de l'industrie pétrolière et gazière, principalement en raison de l'incapacité pour le pétrole albertain d'accéder aux meilleurs marchés.

Le PDG de la société d'investissements AltaCorp Capital, George Gosbee, et le fiscaliste de l'Université de Calgary, Jack Mintz, faisaient partie des gens d'affaires présents à la rencontre en faveur de l'ajout d'une taxe sur les ventes.

« Selon moi, nous n'avons pas un problème de coûts, nous avons un problème de revenus », a souligné M. Gosbee, précisant que les réductions de dépenses seraient « draconiennes ».

M. Gosbee s'est aussi positionné en faveur du retour aux cotisations pour les soins de santé.

M. Mintz penchait du même côté, déclarant que le défi de la province était de s'attaquer davantage aux dépenses qu'aux revenus. Il est d'avis que la province dépend trop de sources de revenus « nuisibles et volatiles ».

M. Mintz plaide pour que les revenus de la province proviennent de taxes basées sur la consommation, que ce soit par le biais de frais d'utilisation, de taxes d'accise ou d'une taxe sur les ventes.


Alberta en direct Afficher le fil complet

    Facebook