Pas d'argent supplémentaire pour les médecins, répète Redford

La première ministre de l'Alberta, Alison Redford, s'adresse aux médias en conférence de presse. La première ministre de l'Alberta, Alison Redford, s'adresse aux médias en conférence de presse.

À un mois du dépôt du budget provincial, il semble n'y avoir aucune façon de rapprocher les intérêts divergents des médecins, qui veulent être mieux rémunérés, et du gouvernement albertain, qui maintient ne pas en avoir les moyens.

Encore mercredi soir, la première ministre Alison Redford a répété que « quand nous avons un trou de six milliards de dollars dans les revenus, il n'y a tout simplement pas d'argent pour augmenter les salaires du secteur public, surtout dans les cas de ceux qui font déjà plus d'argent que la moyenne nationale ».

La question des négociations avec les médecins l'a rattrapée alors qu'elle était venue inaugurer un bureau de défense des droits de la propriété à Lethbridge. Mme Redford a tenu à spécifier que le salaire des médecins de l'Alberta représente 8,5 % des dépenses provinciales. Elle a qualifié de « fondamentale » la décision qui devra être prise quant au salaire des médecins.

Depuis son élection, Mme Redford affirme que la contribution-santé, abolie par son prédécesseur Ed Stelmach en 2009, ne sera pas réintroduite. Toutefois, elle laisse planer le spectre de cette cotisation depuis la semaine dernière. Jeudi dernier, elle a déclaré : « la seule façon pour nous de trouver plus d'argent pour payer les médecins serait de faire quelque chose comme réintroduire les contributions-santé ».

Les Albertains pourraient se passer de ce genre de menaces voilées, lance le Dr Lloyd Maybaum, président de la Société du personnel médical de Calgary et des environs. « C'est vraiment en train de devenir un spectacle grotesque, un débat public de chiffres et de faits qui n'ont aucun sens », a-t-il affirmé. « Je ne crois pas que ça aide quiconque, certainement pas le public, de miner la confiance dans le système de santé ».

Le député Rob Anderson, de l'opposition officielle, a réagi en disant que la contribution-santé est « simplement une autre façon de taxer les contribuables ».

L'Association médicale de l'Alberta, qui négocie au nom des médecins, n'était pas disponible pour commenter la situation mercredi, mais elle a déjà accusé la première ministre d'induire la population en erreur avec ses affirmations.

Pour sa part, le médiateur et arbitre agréé Jim McCartney estime que rien ne se réglera tant que les négociations seront sapées publiquement. « C'est une guerre de mots, alors que ce devrait être une guerre de principes », tranche-t-il.

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