Plaidoiries finales dans l'enquête sur le suicide du caporal Stuart Langridge

Le caporal Stuart Langridge s'est suicidé le 15 mars 2008. Sa mère tente désespérément d'obtenir des réponses depuis Le caporal Stuart Langridge s'est suicidé le 15 mars 2008. Sa mère tente désespérément d'obtenir des réponses depuis.  Photo :  PC/Adrian Wyld

La douleur et les souffrances éprouvées par la famille d'un soldat d'Edmonton qui s'est suicidé devraient inciter les autorités à apporter des changements dans le traitement réservé aux anciens combattants et à leurs proches, a déclaré mercredi l'avocat de la famille.

L'enquête sur le suicide du caporal Stuart Langridge, survenu en 2008, a été menée de manière inadéquate, a soutenu le colonel à la retraite Michel Drapeau devant la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire.

Selon l'avocat de la famille, l'enquête sur le suicide a ajouté à la douleur des proches du regretté caporal, puis a été menée avec très peu de transparence. M. Drapeau a également affirmé que les officiers supérieurs avaient fait preuve de peu de compassion dans le cadre de l'enquête.

Après 62 jours de travaux et 92 témoins entendus, l'audience s'est conclue mercredi, à Ottawa, avec les plaidoiries finales de M. Drapeau et des avocats du gouvernement. Les parents de M. Langridge, Shaun et Sheila Fynes, ont déposé 32 plaintes auprès de la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire. Ils allèguent que l'enquête sur la mort de leur fils a été bâclée et que l'objectif du ministère de la Défense était de protéger son image.

M. Langridge, qui a notamment été déployé en Afghanistan et en Bosnie, s'est pendu à la Base des Forces armées canadiennes d'Edmonton en mars 2008. Avant de se suicider, il avait séjourné dans un hôpital pour traiter sa toxicomanie et son alcoolisme, puis avait reçu l'ordre de réintégrer sa base.

Sa famille soutient que la Défense nationale l'a traité comme un geignard, ce qui a contribué à le pousser à bout.

M. Drapeau estime pour sa part que la confiance envers la police militaire a été fortement ébranlée par les révélations qui ont été faites lors de l'audience. Les motifs qui ont poussé M. Langridge à se suicider ne seront pas déterminés par la commission, a soutenu M. Drapeau: ce qui importe, selon lui, c'est de savoir comment l'enquête a été menée.

Le rapport de la commission ne sera pas achevé avant des mois. Une version provisoire sera d'abord soumise aux autorités politiques et militaires, avant qu'une version définitive ne soit rendue publique.


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