Le Vermont s'inquiète de l'arrivée du pétrole albertain

Un employé d'Enbridge à un terminal pétrolier en Alberta Un employé d'Enbridge dans un terminal pétrolier  Photo :  PC/Larry MacDougal

Des habitants d'un État tranquille de la Nouvelle-Angleterre, bien connu pour ses vaches laitières, son sirop d'érable et ses montagnes, se préparent à combattre le projet d'oléoduc d'Enbridge.

La Municipalité de Burlington, au Vermont, a adopté cette semaine des résolutions afin de s'opposer au projet de transport de pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta.

Les autorités municipales prévoient transmettre des copies de ces résolutions au premier ministre canadien, Stephen Harper, à la première ministre du Québec, Pauline Marois, ainsi qu'au gouverneur du Vermont.

Selon des groupes militants de l'environnement, le vote a été tenu en réaction au projet de l'entreprise Enbridge, qui souhaite inverser le flux de l'un de ses oléoducs afin de faire circuler du pétrole dans l'est du Canada et en Nouvelle-Angleterre.

Les résolutions adoptées stipulent qu'il existe un risque que les conduites vieillissantes puissent fuir et polluer d'importants cours d'eau de l'État, notamment le fleuve Connecticut.

L'une des résolutions réclame en outre la tenue d'un référendum sur les oléoducs transportant du pétrole issu des sables bitumineux.

La question référendaire serait soumise à la population en mars, alors que se tiendra la rencontre annuelle de Burlington, journée au cours de laquelle les habitants sont invités à se prononcer sur une série de dossiers.


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