Fusillade de Newtown : les professeurs d'Edmonton prêts à répondre aux enfants

École

Le directeur du conseil scolaire public d'Edmonton, Edgar Schmidt, soutient que les professeurs sont prêts à répondre aux questions des enfants au sujet de la tuerie de Newtown, au Connecticut.

« Nous allons vraiment porter attention au degré d'anxiété et de stress des enfants », explique-t-il.

Les professeurs s'ajusteront à l'âge des élèves pour discuter de l'événement.

Pour les professeurs qui travaillent avec les plus jeunes, ils attendront que les enfants commencent la discussion alors qu'avec les plus âgés, ils seront sans doute plus proactifs.

« Nous devons être réceptifs à ce que les enfants soulèvent en classe », poursuit-il.

La psychologue au Conseil scolaire Centre-Nord, Chantal Jackson, affirme que les enfants doivent pouvoir discuter de ces événements traumatisants avec leurs proches, à l'école comme à la maison.

« Tous les gens qui sont dans la vie d'un élève ont la responsabilité de l'appuyer lorsque quelque chose ne va pas, que ce soit par rapport à une tragédie telle que celle-ci ou n'importe quoi d'autre. C'est vraiment à tout le monde de s'en occuper, puis de bien les encadrer, leur donner l'espace pour qu'ils puissent s'exprimer et avoir de la place pour leurs émotions », juge-t-elle.

Les jeunes ont besoin de sentir qu'il est normal de réagir à ces tragédies, ajoute-t-elle.

De plus, il est important de réconforter les élèves en leur disant que les écoles d'Edmonton sont sécuritaires et qu'elles ont des règles très strictes en ce qui a trait à l'entrée d'inconnus dans les établissements.

Vendredi dernier, un forcené est entré dans une école primaire de Newtown, au Connecticut, et a tué 20 petites victimes et 6 membres du personnel.