Accident mortel en Afghanistan : le major Watts attend son verdict en cour martiale

Le major Darryl Watts Le major Darryl Watts  Photo :  PC/Jonathan Hayward

Le sort d'un réserviste de l'armée canadienne accusé dans le cadre d'un accident d'entraînement mortel en Afghanistan dépendra bientôt d'un jury militaire.

Le major Darryl Watts est sous le coup de plusieurs accusations, y compris homicide involontaire, infliction illégale de blessures corporelles, et négligence dans l'exécution de tâches militaires.

Le commandant Peter Lamont, le juge militaire supervisant la cour martiale à Calgary, a présenté samedi ses instructions au groupe de cinq jurés. Ceux-ci se sont retirés pour les délibérations.

Le caporal Josh Baker est mort et quatre autres soldats ont été blessés lorsqu'une mine antipersonnel contenant 700 billes d'acier a explosé près de leur peloton sur un terrain d'entraînement près de la ville de Kandahar, en février 2010.

Le caporal Joshua Baker Le caporal Joshua Baker  Photo :  PC/Presse Canadienne

La Couronne affirme que Watts, qui commandait le peloton, a passé outre les normes de sécurité et n'a pas accompli ses devoirs de chef lors de cet exercice.

La défense argue de son côté que l'accusé, qui a plaidé non coupable, n'avait jamais été formé sur ce type d'engin explosif, et en a donc confié la responsabilité à son second, qui était un expert dans le maniement de ce genre d'arme.

Le peloton, qui était basé au Camp Nathan Smith, à Kandahar, visitait habituellement le champ de tir de Kan Kala environ une fois par mois.

Le jour de l'accident, ledit champ a été divisé entre quatre sections d'entraînement.

Les deux premiers tests de la mine antipersonnel se sont déroulés sans problème. Mais lors d'un test subséquent, les billes d'acier ont été propulsées vers l'arrière, touchant M. Baker et quatre autres soldats.

Des vidéos de l'accident montrent plusieurs soldats, dont Watts, se trouvant aux alentours alors qu'ils observaient les tests. Ils ne se trouvaient pas dans des véhicules blindés légers, ou à l'arrière de ceux-ci pour se protéger, comme spéculé dans les normes de sécurité des Forces canadiennes.