Des chercheurs défont deux mythes sur le poids social et financier des soins aux aînés

Une personne âgée accompagnée d'une infirmière  Photo :  iStockphoto

Le poids des aînés pour les aidants naturels et pour les coûts de soins de santé font partie des mythes du système de santé canadien, ont souligné mardi des participants à la Conférence sur les politiques scientifiques qui se tient cette semaine à Calgary.

« La notion d'aidant naturel est en train de changer », observe la chercheure Janice Keefe, de la chaire de recherche en vieillissement et santé de l'Université Mount-Saint-Vincent en Nouvelle-Écosse. « Le mythe consiste à dire que les familles vont être débordées et nous manquons de politiques pour aider les aînés. La réalité est que le nombre d'aînés qui vivent près de leurs enfants baisse d'année en année », affirme la chercheure.

Janice Keefe, qui a publié de nombreuses études sur les aidants aux aînés, dit avoir observé que de plus en plus d'enfants vivent dans une autre ville, voire une autre province, que leurs parents, pour des raisons de travail.

Selon Michael Rachlis de l'Université de Toronto, l'autre mythe consiste à dire que la population vieillissante coûte cher à la société. « Il est bien connu, depuis 25 ans, que la population âgée ajoute seulement 1 % aux coûts de soins de santé, chaque année », explique Dr Rachlis.

Les vrais problèmes du système de santé, soulignent les chercheurs, viendraient de la mauvaise gestion. « Une des solutions pour baisser les coûts de soins de santé, c'est de réduire le recours aux cliniques spécialisées, en intégrant les spécialistes dans les équipes de soins de santé primaires », souligne Michael Rachlis.

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