L'usine XL Foods à l'origine de l'important rappel de boeuf peut reprendre ses activités

Mathieu Dion relate la réouverture d'XL Foods

À compter de mardi, l'usine XL Foods à Brooks en Alberta peut reprendre progressivement l'abattage et la transformation de boeuf, a fait savoir l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

L'entreprise avait vu le permis d'exploitation de son usine suspendu le 27 septembre dernier en raison de la détection de la bactérie E. coli par des inspecteurs fédéraux. Une longue liste de rappels avait suivi, touchant quelque 1800 produits, et 15 cas de contamination par la bactérie ont été rapportés.

XL Foods peut maintenant reprendre ses activités dans son installation, mais sous ce que l'ACIA appelle des « activités accrues de surveillance ».

Ces dernières incluent la présence de deux inspecteurs supplémentaires, en plus de l'effectif actuel à temps plein de 46 inspecteurs, qui mettront l'accent sur l'inspection à des étapes clés de la production.

Elles comprennent aussi le dépistage accru de la présence de la bactérie E. coli, au-delà du protocole d'analyse déjà en place dans l'entreprise.

En outre, les produits de l'usine seront retenus par l'ACIA jusqu'à ce que tous les résultats d'analyse pour dépister des traces d'E. coli aient été évalués.

L'ACIA précise qu'elle mettra immédiatement fin aux activités de l'usine en cas d'observations préoccupantes.

Les employés, après un mois de chômage forcé, peuvent retourner au travail. Toutefois, avant de reprendre leur emploi, ils devront suivre une formation sur les normes d'hygiène.

Le ministre de l'Agriculture de l'Alberta, Verlyn Olson note que la province tout comme le fédéral veut faire la lumière sur l'origine de cette crise.

Enquête

L'Agence canadienne d'inspection des aliments convoquera un comité consultatif formé de spécialistes du gouvernement, du secteur privé et d'universités pour son enquête sur la présence de la bactérie à l'usine.

Le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, responsable de l'ACIA, a soutenu peu après l'annonce de l'organisme de règlementation que les consommateurs étaient la première priorité du gouvernement, et que celui-ci continuerait de donner les ressources nécessaires à l'ACIA pour qu'elle poursuive son mandat.

Des critiques à l'endroit du gouvernement conservateur faisaient un lien entre des compressions budgétaires et le temps qu'il a fallu à l'ACIA pour détecter la bactérie et ordonner le rappel des produits.

Le ministre conservateur a dû faire face aux critiques des partis d'opposition, qui ont demandé sa démission.

L'ACIA et le ministre ont réfuté les allégations.

La gestion de l'usine albertaine sera dorénavant assurée par une filiale canadienne de l'entreprise brésilienne JBS.