Une météorite de 150 kilogrammes est considérée comme sacrée par des Autochtones situés au nord-est d'Edmonton.
Photo : CBC
Une météorite de 150 kilogrammes tombée sur la Terre il y a des centaines d'années fait l'objet d'un débat entre une communauté autochtone au nord-est d'Edmonton et le musée Royal Alberta.
Des membres de la communauté crie affirment que la météorite « pahpamiyhaw asiniy » est sacrée parce qu'elle reflète l'image du créateur. Cependant, pour les scientifiques, il s'agit d'une pierre de 4,5 milliards d'années venue de l'espace, l'une des plus grosses au Canada.
La météorite est exposée au musée Royal Alberta à Edmonton, mais les descendants de ceux qui l'ont trouvé le réclament.
« Il [le météore] doit être entretenu par notre peuple, une fois de plus », a affirmé Vincent Steinhauer, président du collège autochtone Blue Quills à St-Paul. « Nous aimerions rapatrier ce météore et lui souhaiter la bienvenue dans sa maison, là où il devrait être. Nous avons une méthode d'adoration et nous devrions être en mesure de la pratiquer. »
Chris Robinson, le directeur du musée Royal Alberta, affirme qu'il serait mieux de conserver la pierre dans le musée pour sa gestion, son entretien et sa sécurité.
M. Robinson espère que le météore sera placé dans l'exposition sur les Premières Nations, lorsque le musée aura déménagé dans les prochaines années.
Visage du créateur
La météorite, qui a illuminé le ciel albertain il y a des centaines d'années, a percuté le sol près d'où se situe aujourd'hui la communauté de Hardisty.
Vincent Steinhauer, président du collège autochtone Blue Quills à St-Paul, veut que la météorite soit transférée au collège.
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Lorsque les Autochtones eurent nettoyé la météorite, certains y ont vu le visage du créateur, a expliqué M. Steinhauer.
La pierre a donc été considérée comme un objet sacré pouvant transmettre de la force à ceux qui le demandaient.
Par contre, voyant que le peuple adorait la météorite, des missionnaires du 19e siècle l'ont déplacée pour la mettre dans une église au Lac St-Anne, près d'Edmonton.
M. Steinhauer a affirmé que son peuple a considéré cela comme un mauvais présage.
« Selon la prophétie, si la pierre devait disparaître, une grande famine, la peste, des maladies et la mort surviendraient », a-t-il expliqué. « Depuis que cette pierre a été prise [par les missionnaires] au 19e siècle, c'est ce qui est arrivé à notre peuple. »
Une rencontre a déjà eu lieu entre le musée Royal Alberta et les Premières Nations il y a 10 ans, sans en arriver à un consensus.