Les tests de rendement scolaire sont contestés par des parents albertains

Michael Tryon Michael Tryon est un père et famille qui s'oppose aux tests de rendement.

Des parents s'opposent à la pression que vivent leurs enfants, lors des tests de rendement du ministère de l'Éducation dans les écoles de l'Alberta.

Les tests de rendement s'adressent aux élèves albertains de la 3e, 6e et 9e année et servent également à évaluer leurs enseignants.

L'un des parents concernés, Michael Tryon, est un ancien enseignant. Il avait interdit à une école de faire passer les examens à sa fille, en 2011. Cette dernière était alors en 9e année.

« On a eu une discussion avec l'administrateur et puis je lui ai dit " non, c'est ma décision " », a expliqué M. Tryon. « Je n'aime pas le système, je n'aime pas l'examen, je n'aime pas le stress que vit ma fille. »

Les tests ne s'adressent pas à tous les élèves et n'évaluent pas clairement l'apprentissage des enfants, selon M. Tryon.

Le syndicat des enseignants de l'Alberta parle quant à elle de « lacunes » dans le format des tests.

« Premièrement, les tests de rendements sont tous à choix multiples, pour la plupart, et vraiment les tests évaluent une petite partie du curriculum seulement », a affirmé un cadre supérieur de l'association des enseignants de l'Alberta, Robert Mazotta. « Donc si un élève a bien réussi un examen, cela ne reflète pas vraiment le curriculum enseigné ou le travail des élèves et des enseignants. »

Le conseil scolaire francophone Centre-Nord affirme pour sa part que chaque année, des parents refusent que leurs enfants passent les tests du ministère. Ces élèvent reçoivent la note de zéro, sans que cela n'affecte leur bulletin scolaire personnel.

Les répercussions du retrait des enfants des tests de rendement du ministère se feraient plutôt sentir au niveau des écoles et des commissions scolaires.

« On ne perd rien en terme d'argent, mais sur le bulletin que la province nous remet, cela veut dire qu'on a une note plus faible, alors cela peut jouer contre le conseil, contre l'école dans le recrutement des élèves », a affirmé le directeur du conseil scolaire Centre-Nord, Henri Lemire.

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