Fracturation hydraulique : au moins quatre contaminations de puits en Alberta

Forage d'un puits de gaz de schiste aux États-Unis.   © PC/AP Photo/Ralph Wilson

Au moins quatre opérations de fracturation hydraulique de puits d'exploitation des hydrocarbures ont donné lieu à la contamination d'un puits voisin, annonce la Régie de contrôle des ressources énergétiques de l'Alberta.

Le premier cas remonte à 2009 et le dernier s'est produit le 13 janvier à Innisfail, près de Calgary.

Aucune de ces contaminations n'a affecté une source d'eau, affirme la Régie.

La fracturation hydraulique est une technique qui consiste à injecter un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques sous forte pression dans des nappes d'hydrocarbures afin de briser les poches de roche qui retiennent le gaz ou le pétrole recherché.

Les opposants à la technique de fracturation hydraulique s'inquiètent du risque de voir les puits fuir vers des nappes phréatiques. Une résidente de Rosebud, dans le sud de l'Alberta, a d'ailleurs porté plainte, en affirmant que son eau est devenue inflammable après des opérations de fracturation.

Nouvelles règles pour 2012

Par ailleurs, la régie de contrôle annonce que de nouvelles règles seront imposées d'ici la fin de l'année pour obliger les entreprises à divulguer les produits utilisés lors des opérations de fracturation.

« C'est une question de transparence », expose Call Hills, de la régie, « c'est important que les gens comprennent quels produits chimiques et quels additifs sont utilisés ». Il a ajouté que la priorité est de s'assurer que ces produits ne rentrent pas en contact avec de l'eau, que ce soit en surface ou sous la surface.