L'hôtel de ville de Slave en feu le 15 mai dernier.
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Rory Landry
L'incendie de forêt qui a ravagé le tiers de la ville de Slave Lake en mai 2011 serait d'origine criminelle, selon le ministère albertain du Développement durable des ressources. Le ministre Frank Oberle a demandé à la GRC d'ouvrir une enquête.
Les flammes ont détruit plus de 350 maisons et au moins 50 autres résidences de la ville de 7000 habitants ont été endommagées. Dans la municipalité avoisinante de Lesser Slave River, 59 résidences sont passées aux flammes et 32 autres ont été endommagées. Les dommages causés par cet incendie sont évalués à plus de 700 millions de dollars.
Lors de la présentation du rapport sur l'incendie de Slave Lake, le ministre Oberle a expliqué que l'enquête a déterminé qu'un incendiaire serait probablement à l'origine du feu.
L'enquête a duré cinq mois et les preuves ont été recueillies selon des normes internationales, a souligné le ministre.
Le feu a ravagé la ville de Slave Lake et la région de Lesser Slave River entre le 13 et le 16 mai. Quelque 4700 hectares de forêt ont été brûlés. Les 7000 résidents de la municipalité ont dû être évacués le 15 mai.
Après la crise verglas au Québec en 1998, cet incendie est le désastre le plus coûteux de l'histoire du Canada.
Consternation à Slave Lake
La mairesse de la municipalité, Karine Pillay-Kinnee, a affirmé que la population est surprise et attristée par les conclusions du rapport. Elle croit qu'il est important que l'enquête soit faite pour que les résidents puissent tourner la page.
La surintendante de la division de la GRC à Slave Lake, Roberta McKale, a ajouté que la police locale ne participera pas à l'enquête. Elle a rappelé que 11 agents ont perdu leur maison dans l'incendie.