Ron Couture se prépare à mourir d'une tumeur au cerveau
Des volontaires ont reçu à Edmonton une formation pour les aider à accompagner des malades en fin de vie avec la même attention que celle que les doulas consacrent habituellement à la naissance.
La formation d'Edmonton a été assurée par Amy Levine, qui dirige un programme de doulas pour les mourants à New York. Environ 400 personnes travaillent avec elle à accompagner des malades en phase terminale.
Le but est de familiariser les doulas avec la mort et de leur faire prendre conscience de leur propre malaise face à la maladie. Ainsi, elles seront mieux préparées à répondre avec professionnalisme aux demandes des mourants et de leur famille.
Dans les hôpitaux, même dans les unités de soins palliatifs, le personnel infirmier n'a pas toujours le temps pour aider ces personnes sur le plan émotionnel et il faut compter sur les bénévoles.
Une présence est pourtant essentielle. « On a tous besoin de quelqu'un. Personne ne devrait avoir à mourir tout seul », confirme Ron Couture, un patient d'Edmonton qui se meurt d'une tumeur au cerveau.
Quand sa femme Éva n'est pas à ses côtés, il reste seul avec sa peur. Sa femme ne sait pas non plus toujours répondre à ses questions.
La doula Claire MacDonald trouve que cette évolution de son métier est une belle initiative. Elle a déjà travaillé avec plusieurs futures mamans qui allaient mourir et elle se souvient que c'était une expérience difficile.
« Ça requiert une force mentale qui est un peu différente » de son travail habituel, observe-t-elle.
Les doulas formées à Edmonton devraient bientôt être au chevet de leurs patients.