La crainte de prendre l'avion démystifiée

Margie McNeely La chercheuse Margie McNeely, responsable de la recherche.

Bonne nouvelle pour les femmes en rémission d'un cancer du sein qui souhaiteraient prendre l'avion. Une nouvelle étude menée par une chercheuse de l'Université de l'Alberta révèle que les femmes ayant survécu à un tel cancer seraient moins sujettes que prévu aux enflures chroniques dans les bras reliées à la basse pression dans une cabine d'avion.

Une étude menée par une chercheuse de l'Université de l'Alberta révèle que les femmes en rémission d'un cancer du sein seraient moins sujettes que prévu aux enflures chroniques dans les bras reliées à la basse pression dans un avion.

Rappelons que de nombreuses femmes atteintes de ce type de cancer évitent souvent les longs voyages en avion, parce qu'elles craignent les enflures douloureuses et chroniques. Depuis 30 ans, les médecins suggèrent d'ailleurs aux femmes qui se sont fait enlever des ganglions cancéreux d'éviter de passer plus de quatre heures dans un avion.

Or, voilà que l'étude de Margie McNeely apaise ces craintes. Ces enflures chroniques pourraient être moins fréquentes que la croyance le veut. La chercheuse a mené son étude auprès d'un groupe de 60 femmes qui ont survécu au cancer du sein. Ces dernières participent depuis 11 ans à des compétitions de bateau-dragon partout dans le monde.

Une récente compétition en Australie a été le prétexte pour évaluer plus précisément les risques d'enflure reliés aux vols sur une longue distance.

Les résultats sont positifs : seulement quatre femmes ont développé une enflure à la suite du vol. La chercheuse conclut qu'en réalité, le risque de développer des enflures chroniques est très bas.

Rappelons que l'étude n'a été menée que sur des femmes très actives. Mme McNeely prévient que les résultats obtenus ne peuvent être généralisés à toutes les femmes. La chercheuse prévoit néanmoins élargir sa recherche.