La présidente de l'ACFA, Dolorèse Nolette (archives)
L'organisme francophone se tourne vers le Commissariat aux langues officielles pour dénoncer la décision du gouvernement Harper d'abolir le questionnaire long obligatoire dans le recensement de l'an prochain. L'AFCA craint que le nombre de francophones dans la province ne soit sous-évalué.
L'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) a porté plainte, jeudi, contre le gouvernement canadien devant le Commissariat des langues officielles concernant les changements proposés au prochain recensement.
Le mois dernier, le gouvernement de Stephen Harper a révélé son intention d'abolir le questionnaire long obligatoire lors du prochain recensement, l'an prochain. Ottawa justifie sa décision par la nécessité de préserver la vie privée des Canadiens.
De son côté, la présidente de l'ACFA, Dolorèse Nolette, craint que si le questionnaire long obligatoire est éliminé, le nombre de francophones dans la province ne soit sous-évalué. Elle rappelle que la version longue du questionnaire comporte trois questions sur les langues officielles.
Les données provenant du recensement et du questionnaire long servent, explique Mme Nolette, à définir différentes politiques publiques et à déterminer les services offerts dans les langues officielles.
L'ACFA ajoute sa voix à un large mouvement d'opposition au plan d'Ottawa. Mercredi, le directeur de Statistique Canada, Munir Sheikh, a d'ailleurs démissionné. La décision a aussi été décriée dans le monde universitaire et politique.
La semaine dernière, le commissaire aux langues officielles du Canada a aussi annoncé son intention d'ouvrir une enquête sur les intentions du gouvernement canadien.