![]() Conseil scolaire catholique de Saint-Albert Un enseignant transsexuel congédiéMise à jour le vendredi 2 octobre 2009 à 9 h 35 Exclusif
Radio-Canada a appris qu'un enseignant transsexuel qui a été congédié a porté plainte contre le conseil scolaire catholique de Saint-Albert, en banlieue d'Edmonton. Après avoir informé son ancien employeur qu'il était en train de devenir un homme, Jan Buterman a reçu une lettre pour l'informer qu'il ne pourrait plus être enseignant suppléant. Dans le document, dont Radio-Canada a obtenu copie, le conseil scolaire justifie sa décision par la nécessité de protéger les élèves de la confusion sexuelle que représentent les transgenres. Selon nos discussions avec l'archevêque du diocèse d'Edmonton, l'Église catholique enseigne que les personnes ne peuvent pas changer de sexe. Le sexe d'une personne est déterminé par Dieu. (traduction libre) — Extrait de la lettre de congédiement Une plainte pour discrimination a été présentée, jeudi, par le syndicat de l'enseignant devant la Commission des droits de la personne de l'Alberta. M. Buterman, qui dit être passionné par l'enseignement, mentionne qu'il ne travaillait pas pour une église, mais plutôt pour un conseil scolaire financé par le gouvernement. Le conseil scolaire catholique de Saint-Albert et l'archevêque d'Edmonton ont refusé les demandes d'interviews de Radio-Canada. Votre changement de sexe pourrait créer de la confusion chez nos élèves et leurs parents. (traduction libre) — Extrait de la lettre de congédiement M. Butterman précise que les avocats du conseil scolaire lui ont offert un autre emploi où il ne serait pas en contact avec des jeunes. Ce dernier précise toutefois qu'il ne mérite pas d'être caché. Le professeur de droit Eric Adams de l'Université de l'Alberta souligne que ce cas ressemble à l'affaire Vriend, l'une des batailles pour les droits de la personne les plus marquantes au pays depuis 20 ans. En 1991, le coordonnateur de laboratoire Delwin Vriend, qui travaillait pour un collège chrétien d'Edmonton, avait été congédié parce qu'il était homosexuel. L'affaire s'est retrouvée en Cour suprême. Sept ans plus tard, le plus haut tribunal au pays avait ordonné à l'Alberta d'ajouter à sa loi sur les droits de la personne que l'orientation sexuelle ne peut pas être un motif de congédiement. Console Audio-vidéo
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