Logo Radio-Canada

Alberta Loi 44

Des enseignants sont inquiets

Mise à jour le dimanche 17 mai 2009 à 10 h 33

École

Le projet de loi 44 déposé récemment par le gouvernement d'Ed Stelmach a dominé les discussions lors l'assemblée générale de l'Association des enseignants de l'Alberta cette fin de semaine à Edmonton.

Ce projet de loi, s'il est adopté, permettrait aux parents de retirer leur enfant de certains cours si la matière enseignée va à l'encontre de leurs croyances. Le projet de loi 44 permettrait aussi aux parents de s'adresser à la Commission des droits de la personne pour contester l'enseignement au sujet de la sexualité, de la région et de l'orientation sexuelle.

Les enseignants craignent de se voir imposer trop de limites en vertu du projet de loi 44. Samedi, une écrasante majorité des quelque 450 participants à l'assemblée générale de l'Association des enseignants de l'Alberta s'est d'ailleurs prononcée pour que le gouvernement revoie son projet de loi.

« Je pense que la loi 44, c'est vraiment mauvais, parce que ça va contre la philosophie de l'enseignement où le professeur veut essayer d'aller un peu plus loin dans sa classe. Et il pourrait être tenu de se faire poursuivre par la loi, parce qu'il dit quelque chose en classe sur un sujet et une opinion personnelle », explique Sylvain Renaud, qui enseigne les mathématiques et la science à des élèves de 7e et 8e année de Calgary.

À l'occasion de leur assemblé générale, les enseignants de l'Alberta ont également discuté de la taille des classes, des tests provinciaux de performance et des soins de santé dans les écoles.

Console Audio-vidéo