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Alberta Bassins de rejets toxiques

Grand nettoyage

Mise à jour le mardi 3 février 2009 à 19 h 45

Lac de boue de l'exploitation pétrolière à Fort McMurray.

Photo: Jeff McKIntosh

Le gouvernement de l'Alberta resserre sa règlementation et ordonne aux grands de l'industrie pétrolières de déposer un plan d'action d'ici le 30 septembre prochain à la Commission de conservation des ressources énergétiques. Ce plan doit contenir un calendrier des travaux de nettoyage des bassins de rejets toxiques et un échéancier pour mettre fin à cette pratique.

Cette intervention du gouvernement fait suite à un incident survenu il y a près d'un an, lorsque 500 canards ont été retrouvés morts dans une boue de rejets toxiques produits par l'exploitation des sables bitumineux. Il existe des douzaines de bassins, aussi grands que des lacs, dans la vallée de l'Athabaska. Ces bassins sont tellement grands qu'ils peuvent être aperçus de l'espace.

La province de l'Alberta demande aussi aux pétrolières de trouver une nouvelle technologie pour abaisser le niveau de particules fines contenues dans les résidus miniers liquides et de déposer ces résidus dans les mines abandonnées. D'ici 2013, les pétrolières devront réduire leurs rejets, en récupérant plus de matières solides. Elles devront aussi remettre à l'état naturel les anciens bassins, cinq ans après la fin des opérations.

Le gouvernement a l'intention de sévir si une compagnie ignore les nouvelles directives. Les pétrolières s'exposent à des sanctions comme le refus d'une demande de permis d'exploitation d'un gisement ou la fermeture de l'ensemble ou d'une partie d'une usine d'exploitation des sables bitumineux.

Réactions

Le président du groupe de développement des sables bitumineux à Fort McMurray, Jake Irving, estime que cette réglementation sera difficile à faire respecter. « Pour atteindre les objectifs, ça va prendre un grand changement en technologie pour nos compagnies et puis des nouveaux efforts. Et puis, ça va prendre aussi un changement dans la façon [dont] on approche nos processus. » Il ajoute que les entreprises ont toujours travaillé dans ce sens, mais qu'elles ne prévoyaient pas avoir à agir aussi rapidement.

Jake Irving est aussi inquiet relativement à la sévérité des pénalités, comme la fermeture des sites qui forcerait l'arrêt de la production.

Pour sa part, l'Institut Pembina applaudit la réglementation proposée qui va empêcher l'accumulation de nouveaux rejets toxiques boueux. Mais selon l'organisme d'éducation en politique environnementale, la réussite de ce projet dépendra des contrôles exercés par le gouvernement et de la transparence exigée des pétrolières.

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