La ville d'Edmonton s'engage dans la production d'éthanol en s'associant avec la compagnie sherbrookoise Enerkem. L'entreprise québécoise fera bénéficier la capitale albertaine de la technologie qu'elle a développée au sujet de la production de biocarburants. Il s'agit d'une première au pays.
Edmonton a conclu une entente avec la compagnie sherbrookoise Enerkem pour produire de l'éthanol à partir de matières résiduelles issues du recyclage et du compostage. Il s'agit d'une première au Canada, basée sur l'expertise technologique du Québec.
L'entente scellée entre les deux partenaires est d'une durée de 25 ans, renouvelable jusqu'à 45 ans. Elle prévoit la construction d'une usine de 70 millions de dollars à Edmonton, en collaboration avec Ethanol Greenfield Toronto, le plus grand producteur d'éthanol au pays. Une fois en activité, l'usine fournira 40 millions de litres d'éthanol par an.
Expertise québécoise
Enerkem utilise des déchets de biomasse, issus du recyclage et du compostage, pour fabriquer des carburants de transports dits « de deuxième génération ». La technologie de gazéification d'Enerkem permet de produire de l'éthanol cellulosique.
La récupération des déchets par ce procédé permet en outre de réduire la quantité de gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère. La compagnie exploite une usine pilote à Sherbrooke depuis 2003.
L'éthanol cellulosique est produit à partir de déchets de la biomasse, alors que l'éthanol standard nécessite d'utiliser des céréales, le maïs notamment.
Une technologie qui pourrait se développer... au Québec
Selon la stratégie énergétique du Québec pour la période de 2006 à 2015, les objectifs fixés par le gouvernement québécois en matière de production d'éthanol, la province souhaite fabriquer 450 millions de litres de ce biocarburant d'ici 2012.
Or, l'usine de Varennes à elle seule ne produit « que » 150 millions de litres et la construction d'autres installations est à prévoir.