Pistolet Taser
L'enquête publique sur l'utilisation du pistolet à décharge électrique Taser par la police et sur la mort de l'immigrant polonais Robert Dziekanski s'ouvre lundi à Vancouver.
Le gouvernement de la Colombie-Britannique a demandé au juge à la retraite Thomas Braidwood de présider cette enquête à deux volets.
La première partie de l'enquête portera uniquement sur la sécurité du pistolet électrique. Plusieurs experts en science et en médecine seront entendus au cours des trois prochaines semaines.
Le deuxième volet de l'enquête examinera l'incident au cours duquel est mort Dziekanski quelques minutes après avoir été atteint par une ou plusieurs décharges d'un Taser par des policiers la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
L'enquête du juge Braidwood pourrait mener à des restrictions sur l'utilisation du Taser par les corps policiers de la province, mais non par la GRC qui est régie par le gouvernement fédéral.
Robert Dziekanski, 41 ans, venait rejoindre sa mère, Zophia Cisowski qui vit à Kamploops, lorsqu'il est mort après avoir déambuleé durant plusieurs heures dans l'aéroport. Cette dernière souhaite, selon son avocat Walker Kosteckyi, que l'enquête mette fin à l'utilisation des armes à décharge électrique. C'est le message qu'il transmettra à la commission. Selon lui, des gens sont morts après avoir été victimes du Taser et qu'un moratoire s'impose, le temps de récolter davantage d'information sur sa sécurité.
Le mandat du juge Braidwood prévoit qu'il présente son rapport sur le premier volet à la fin du mois de juin. Toutefois, il a déjà demandé une extension jusqu'au mois d'octobre.
On ignore toujours quand seront tenus le deuxième volet de cette enquête de même l'enquête du coroner sur la mort de M. Dziekanski. Aucune date ne sera fixée avant que la Couronne ne détermine si des accusations au criminel seront portées.